54% des di­ri­geants partent en va­cances 1 à 3 se­maines par an.

Au­tant dire que ces quelques jours de re­pos, bien mé­ri­tés, sont à pré­pa­rer suf­fi­sam­ment tôt pour que vous ayez l’es­prit dé­ga­gé et que vous puis­siez en­fin vous res­sour­cer. Se­lon votre pro­fil, « work-ad­dict » ou « dé­ta­chés », vous les pré­pa­re­rez de ma­nière dif­fé­rente, avec se­vrage ra­pide ou gra­duel, mais les bé­né­fices que vous pou­vez en at­tendre sont bien réels pour vous-même, votre en­tre­prise et vos collaborateurs.

Les bénéfices

Pour le di­ri­geant : quit­ter son cos­tume de di­ri­geant, ac­cep­ter de ne plus être ce­lui qui dé­cide de tout et de lâ­cher-prise sont au­tant d’actions pro­pices à la ré­gé­né­ra­tion phy­sique et psy­chique. Si vous pra­ti­quez une ac­ti­vi­té phy­sique, choi­sis­sez de pré­fé­rence des ac­ti­vi­tés lentes, plus aptes à cas­ser le rythme ef­fré­né de vos jour­nées de tra­vail. Don­nez-vous du temps pour faire ce que vous ai­mez et que vous ex­pé­diez gé­né­ra­le­ment en quelques mi­nutes ou quelques heures : lire un bon livre, vi­si­ter une ex­po­si­tion ou pra­ti­quer la ran­don­née… Les va­cances consti­tuent un mo­ment pri­vi­lé­gié pour prendre du re­cul et se lais­ser al­ler à la créa­ti­vi­té, ré­flé­chir dif­fé­rem­ment à votre en­tre­prise et à son or­ga­ni­sa­tion.

Pour les col­la­bo­ra­teurs : sa­chez dé­lé­guer des res­pon­sa­bi­li­tés et des tâches à vos col­la­bo­ra­teurs. C’est l’occasion pour eux de vous mon­trer qu’ils sont dignes de confiance et qu’ils peuvent tra­vailler en­semble, sans vous. C’est un bon point, car vous leur don­nez la pos­si­bi­li­té de se va­lo­ri­ser, de prendre des ini­tia­tives et d’exprimer un peu plus leur po­ten­tiel à vous ac­com­pa­gner du­ra­ble­ment avec des res­pon­sa­bi­li­tés nou­velles. Et comme tout va bien se pas­ser, vous aug­men­tez leur confiance et leur es­time en eux, leur plai­sir à tra­vailler dans votre en­tre­prise, avec vous.

Pour l’en­tre­prise : je pour­rais par­ler de va­lo­ri­sa­tion ici, puisqu’une en­tre­prise ca­pable de se pas­ser de son di­ri­geant gagne en va­leur. Mais la réa­li­té, c’est que votre or­ga­ni­sa­tion va ga­gner en au­to­no­mie, en cir­cu­la­tion des flux d’informations et en res­pon­sa­bi­li­té des col­la­bo­ra­teurs, gui­dés par la réus­site de l’en­tre­prise.

La check-list des vacances

Avant :

Les va­cances riment avec ab­sence. Si vous sou­hai­tez que tout se passe bien, il faut vous y prendre à l’avance pour or­ga­ni­ser le tra­vail et ras­su­rer vos équipes, vos clients et tous les in­ter­lo­cu­teurs im­por­tants de votre en­tre­prise sur le bon dé­rou­le­ment des opé­ra­tions pen­dant cette période.

  1. Clô­tu­rez les dos­siers en cours et ré­di­gez une note pour cha­cun d’entre eux. Ain­si, vos col­la­bo­ra­teurs connaî­tront le dé­rou­le­ment à suivre pen­dant votre absence.
  2. Dé­si­gnez une per­sonne « in­té­rim », nor­ma­le­ment votre ad­joint ou un ma­na­ger ex­pé­ri­men­té et digne de confiance, qui trai­te­ra les af­faires cou­rantes. Dé­fi­nis­sez son pé­ri­mètre d’actions, les li­mites de ses res­pon­sa­bi­li­tés et sur­tout, faites lui confiance. En­fin, énon­cez les ex­cep­tions qui dé­clen­che­ront une « ur­gence » pour la­quelle vous au­rez lais­sé un moyen de vous joindre.
  3. In­for­mez vos in­ter­lo­cu­teurs de votre pé­riode d’absence, met­tez en place des ré­ponses au­to­ma­tiques sur votre boîte mails, vos té­lé­phones fixes et por­tables, et sur­tout, in­di­quez les co­or­don­nées de votre in­té­rim ou d’une per­sonne joignable.
  4. Éva­cuez les ren­dez-vous peu im­por­tants sur les 2 jours qui pré­cèdent votre dé­part et pre­nez le temps de ran­ger votre bu­reau afin de vous évi­ter un stress in­utile au retour.

Pendant :

Ca y’est, vous êtes en va­cances pastedGraphic.png . Alors, si comme moi, vous êtes work-ad­dict, allez‑y en dou­ceur. Pas de rup­ture bru­tale, mais ré­ser­vez des plages ho­raires des­ti­nées à suivre l’activité, puis di­mi­nuez ce temps ac­cor­dé au tra­vail pour en­fin re­nouer avec une vie per­son­nelle que vous pour­riez avoir ten­dance à mettre de côté.

  1. Ex­ploi­tez les tech­no­lo­gies, no­tam­ment votre smart­phone : fa­cile à cou­per, il vous per­met de fil­trer les N° qui peuvent vous joindre. Bien sûr, vous ne de­vez pas ap­pe­ler votre bu­reau puisque vous avez lais­sé des consignes claires ! Li­sez vos e‑mails, mais n’y ré­pon­dez pas, sauf cas d’extrême ur­gence. Et si vous avez peur d’un grand vide à votre re­tour de congés, syn­chro­ni­sez vos agen­das, mais res­tez en là.
  2. Chan­gez vos ha­bi­tudes pour cas­ser votre rythme ha­bi­tuel. Vous trou­ve­rez par ce biais un ex­cellent moyen de faire bais­ser votre stress, de re­po­ser votre corps et votre es­prit tout en pre­nant de la hau­teur de vue.
  3. Re­nouez avec votre fa­mille, vos amis et soyez ou­vert aux autres : ils vous ap­por­te­ront beaucoup !
  4. Faites-vous plai­sir et pra­ti­quez une ac­ti­vi­té phy­sique douce ou inédite.

Après :

Vous avez pris de sages dé­ci­sions et quelques ré­so­lu­tions pour bien re­dé­mar­rer, alors allez‑y en dou­ceur. Pre­nez soin de vous dé­ga­ger une plage de temps confor­table pour re­prendre vos marques :

  1. Li­sez vos e‑mails et pre­nez vos messages.
  2. Dé­brie­fez avec votre « in­té­rim » sur le mémo qu’il vous aura pré­pa­ré : évé­ne­ments, ac­tions, résultats…
  3. Mon­trez que ces va­cances vous ont été bé­né­fiques et que vous re­ve­nez en pleine forme pastedGraphic.png .

Ces quelques as­tuces de­vraient vous per­mettre d’améliorer votre ef­fi­ca­ci­té per­son­nelle et la qua­li­té de votre ma­na­ge­ment, tout en vous dé­cul­pa­bi­li­sant de prendre quelques va­cances.

Il ne me reste donc qu’à vous sou­hai­ter de bonnes va­cances à tous !